A ses branches, éffeuillé j'ai accroché ma vie,
Afin de faire secher mes larmes en herbier,
Entre deux pages blanches, sur du papier jauni,
J'ai arreté le temps, qu'en son tronc, j'ai gravé...
De sa séve, ma plume, comme à l'encre de Chine,
S'abreuve, de fruits en vers, et de fleurs en rameaux.
Planté, comme le sont, en mon coeur, ses racines,
Mon arbre porte le nid d'où s'envolent mes mots...